C'est fini pour LSO International, l'une des plus importantes agences françaises réceptives installée à Sophia Antipolis. L'entreprise, qui se trouvait en redressement judiciaire depuis le 13 février dernier, a été placée hier jeudi en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce d'Antibes et va licencier 54 salariés. Un premier plan social était déjà intervenu à la fin 2008 avec 38 personnes dont plus de vingt au siège de Sophia Antipolis licenciées. La société avait été fondée en 1979 par Lenny Spangberg. Elle avait été revendue en 2002 à un groupe hollandais et gardait un petit espoir de survie. Un plan de poursuite de l'activité avait été proposé avec le maintien de cinq emplois. Mais, au vu du passif, le tribunal a estimé que LSO n'était plus viable, ainsi que l'a rapporté le dirigeant de la société, Menno C.L. Meyer.


Le tribunal de commerce d'Antibes a prononcé mercredi la liquidation judiciaire de l'entreprise placée en redressement depuis le 13 février, a indiqué son PDG, Menno C.L. Meyer.


Un plan social est en cours pour les 54 salariés de LSO, quatre mois après le licenciement, en novembre 2008, de 38 personnes.


Un plan de poursuite de l'activité avait été présenté avec le maintien de cinq emplois mais il a été refusé par le tribunal car "le passif de l'entreprise est d'une telle hauteur que l'activité n'est plus viable", a précisé M. Meyer, qui a pris la tête de l'entreprise en octobre 2008.


Ces difficultés ont été accrues par la contraction de l'activité dans le secteur du tourisme d'affaires depuis octobre 2008. Elle s'est traduite par de nombreuses annulations d'événements et une réduction des dépenses de la clientèle.


Acteur majeur en France sur le marché du séminaire et de l'incentive, LSO disposait également de quatre autres implantations à Monaco, Aix-en-Provence, Lyon et Paris. Depuis deux ou trois ans, la société qui comptait une centaine de salariés, équilibrait difficilement sa trésorerie. Mais le coup de grâce lui a été porté par l'accélération de crise avec, depuis septembre 2008, une cascade d'annulations venant du marché nord-américain sur lequel se faisait une majeure partie de son activité.


Dans une déclaration à l'AFP, Menno Meyer, qui a pris la direction de l'entreprise en octobre 2008, a mis en cause dans cette chute, "une gestion hasardeuse conduite par les précédents dirigeants de l'entreprise depuis deux, trois ans et par un refus des actionnaires de soutenir la société." Il a ajouté "qu'il n'excluait pas de porter certains faits devant les tribunaux." La fin de LSO est en tout cas un coup dur pour le tourisme d'affaires azuréen qui voit disparaître l'une de ses plus belles "success stories" et tout un pan de compétences dans la gestion des hébergements et des inscriptions notamment pour les mega congrès. LSO avait ainsi été au cœur de l'organisation des grands événements de la Côte d'Azur depuis le début des années 80 dont le 3GSM à Cannes.