CANNES - Charles Aznavour a officiellement ouvert le 62e Festival de Cannes ce mercredi...

La première montée des marches de la Quinzaine s'est déroulée au milieu des photographes, bien sûr, et de ballons multicolores, clin d'oeil au film d'ouverture, «Là-haut», dans lequel le héros fait décoller sa maison avec des ballons gonflés à l'hélium.

D'ascension et de couleurs, il a beaucoup été question, hier soir. Shu Qi et Asia Argento, membres glamour du jury, ont fait monter la sauce avec leurs tenues respectives. Lesquelles n'ont pas éclipsé la splendide présidente, Isabelle Huppert et sa robe Giorgio Armani couleur champagne, en organdi de soie et de strass noirs. Très émue, au moment de son discours, l'actrice levait les yeux vers un horizon, moins intimidant sans doute que l'assistance. Christine Albanel, Claude Lelouch, Tilda Swinton et consorts ont perdu de leur superbe quelques instants quand ils ont dû enfiler les lunettes spéciales pour profiter de la projection en 3D.

Avant cela, Charles Aznavour, qui a prêté sa voix au personnage principal du film, a dû quitter son siège et monter sur scène pour ouvrir, officiellement, et aux côtés de la jeune actrice Hasfia Herzi, ce 62e Festival de Cannes.


Monica Bellucci et Sophie Marceau, qui jouent dans le film de Marina de Van, posent nues pour Paris Match http://twitpic.com/557x6

Mauvais genre
N’hésitons pas à citer l’excellente émission de France Culture « Mauvais genre » pour qualifier la tendance de ce 62e festival qui fait la belle aux films de genre, le thriller, le film de guerre et fantastique.

« Thirst » : des vampires sur la Croisette
Après le traumatisant "Old Boy", Prix du jury à Cannes en 2003, le Coréen Park Chan-Wook revient en compétition officielle avec "Thirst, ceci est mon sang", un film de vampires contemporains, original et inattendu dans la sélection cannoise

Un rebelle chinois ouvre la compétition
Déjà en compétition en 2003 avec l’ésotérique "Purple Butterfly" sur l’occupation japonaise en Chine dans les années 30, Lou Ye est de retour cette année avec un film sulfureux, par rapport aux critères chinois, dont il a subi les fourches caudines. Nuit d’ivresse printanière, premier film de la compétition pour la Palme, est (...)

Coppola à la Quinzaine
Attendu en compétition, dont il fut par deux fois lauréat de la Palme pour Conversation secrète en 1973, puis pour Apocalypse Now en 1979, Francis Ford Coppola se retrouve en ouverture aujourd’hui dans la sélection « off » cannoise de la Quinzaine des réalisateurs. D’après ses dires la meilleure place où il pouvait se trouver. (...)

« Fish Tank » : l’âge ingrat en compétition
De la réalisatrice Andrea Arnold, l’on se souvient de son formidable et très senti "Red Road" qui lui avait valu en 2006, le Prix du jury à Cannes. C’est encore un portrait de femme qu’elle nous livre aujourd’hui, avec "Fish Tank". Une femme en devenir plutôt, puisque son personnage est âgé de 15 ans. Une réussite (...)

Le Festival prend son envol
Le loquace Edouard Baer a orchestré avec humour et élégance sa deuxième cérémonie d’ouverture du festival. Entouré d’Isabelle Huppert, présidente pleine de grâce de cette 62e édition, et de ses 7 compagnons jurés, ainsi que de l’inoxydable Charles Aznavour et de la comédienne Hafsia Herzi, ce quatuor de choix a officiellement (...)

Isabelle Huppert veut un jury entre "émotion et réflexion"
A la différence de ce qui s’était produit l’an passé, le jury du 62e Festival de Cannes ne suivra pas de ligne a priori dans ses choix, a déclaré mercredi sa présidente, Isabelle Huppert. L’actrice fétiche de Claude Chabrol a dit vouloir être "au plus près de quelque chose entre l’émotion et la (...)

"La-Haut"... les marches
Le Festival a ouvert ce soir avec pour la première fois de son histoire un film d’animation, qui plus est, en relief. "Là-haut", dernier né des studios Pixar est distribué par Disney, ce qui constitue aussi une première, le studio de Mickey ayant un différent avec le Festival depuis des lustres, aujourd’hui résolu. Les héros du (...)

"La-Haut" : un film au top
Premier film d’animation inaugurant le Festival de Cannes, « La Haut » est une première à plus d’un titre. D’abord pour sa nature « virtuelle », ensuite pour être en relief, enfin, pour voir les studios Disney pour la première fois à Cannes depuis la création du (...)

Crise ? Quelle crise ?
On ne parle que de cela. La crise a-t-elle ou va-t-elle avoir un impact sur le Festival de Cannes ? Mi figue mi raisin, est la réponse la plus commune. Du côté des organisateurs l’on dit que tout le monde a répondu à l’appel de la Croisette et que le cinéma se porte bien. Ce n’est pas l’avis de tout le monde, surtout (...)

Le Prix de la jeunesse
Organisé par le Haut commissaire à la jeunesse avec le soutien du Festival de Cannes, le "Prix de la jeunesse" a pour objectif de faire participer le Jury-Jeunes à un festival reconnu comme un des plus importants, d’y exercer, en situation quasi-professionnelle, leur regard critique, de favoriser leur accès à l’autonomie sur la (...)

Isabelle Huppert, une présidente en or
Isabelle Huppert préside le jury du 62e Festival de Cannes. La consécration pour une des plus grandes comédiennes. Habituée de la Croisette, où elle s’y retrouve tous les ans, elle succède à Sean Penn, président de la 61e édition en 2008. Isabelle Huppert est la seule a y avoir été par deux fois honorée : en 1978 pour son interprétation (...)

Roschdy Zem et Paolo Sorrentino présidents de jury
Roschdy Zem présidera le jury de la Caméra d’or, et le réalisateur italien, Paolo Sorrentino, celui de la section Un Certain regard. Il sera accompagné de Diane Baratier (directeur de la photo), Olivier Chiavassa (Fédération des industries techniques du cinéma), Sandrine Ray (réalisatrice), Charles Tesson (Syndicat de la critique), (...)


"Bright Star" : le retour de Jane Campion
Lauréate de la Palme d’or en 1985 pour La Leçon de piano, et à ce titre seule femme à avoir reçu la récompense suprême, Jane Campion est de retour en compétition officielle avec Bright Star. Histoire d’amour passionné entre le poète John Keats et Fanny Brawn, qui n’a laissé (...)

Les confidences de Gilles Jacob
Au Festival de Cannes,"la vie passe comme un rêve", ainsi que le stipule les mémoires de Gilles Jacob, directeur, puis président du Festival de Cannes depuis 1976. Difficile de bouder son plaisir à la lecture de "La Vie passera comme un rêve", livre enchanteur qui alterne chapitres personnels –souvenirs d’un enfant juif réfugié (...)

Cannes Classics 2009
Godard, Losey, Antonioni, Visconti, Tati, Franju et Sergio Leone à nouveau en Sélection officielle ? "Pierrot le fou", "Les Yeux sans visage" ou "Senso" en compétition contre "L’Avventura" ou "Il était une fois la révolution " ? Sous la présidence d’honneur 2009 de Martin Scorsese, Cannes Classics, section créée en 2004, accompagne les œuvres contemporaines de la Sélection officielle par un programme de films restaurés dans le cadre de leur ressortie en salle ou en DVD.
Le programme détaillé
The Red Shoes (1948, Royaume-Uni) / Les Chaussons rouges
Cannes Classics invite Martin Scorsese et Thelma Schoonmaker-Powell pour présenter le chef d’œuvre de Michael Powell et Emeric Pressburger, "The Red Shoes".
L’Enfer retrouvé (1964, France), souvenirs d’Henri-Georges Clouzot
En 1964, le tournage du film d’Henri-Georges Clouzot, avec Romy Schneider et Serge Reggiani, est interrompu. Le film ne sera jamais terminé, restant avec ses images à l’état de mythe. En retrouvant les boîtes qui contenaient les essais et les plans déjà tournés, Serge Bromberg et Ruxandra Medrea ont réussi une « recomposition » de l’œuvre, créant ainsi un nouveau film qui permet au projet d’exister.
La World Cinema Foundation 2009 de Scorsese
Inaugurée à Cannes en 2007 pour aider les pays en voie de développement à sauvegarder leur patrimoine cinématographique, la World Cinema Foundation, présidée par Martin Scorsese, présente trois films que viennent soutenir des cinéastes-parrains :
A Brighter Summer Day d’Edward Yang (1991, Taïwan)
Al-Momia (La Momie) de Shadi Abdel Salam (1969, Egypte)
Redes d’Emilio Gomez Muriel et Fred Zinnemann (1936, Mexique)
Centenaire de Joseph Losey
Cent ans après la naissance de Joseph Losey, dix ans après la disparition de Dirk Bogarde, son interprète fétiche, et un an après celle du dramaturge et scénariste Harold Pinter, Accident (1967, Royaume-Uni) restauré par le BFI National Archive et Studio Canal, sera présenté en leur hommage. Il est à noter qu’une copie neuve de Don Giovanni (1979, Italie) sera projetée dans le cadre de la programmation thématique du Cinéma de la Plage.
Documentaires sur le cinéma
Les deux de la vague (France), un film d’Antoine de Baecque et Emmanuel Laurent. A l’occasion du cinquantenaire de la naissance de la Nouvelle vague, ce documentaire évoque les débuts de François Truffaut et Jean-Luc Godard.
Pietro Germi, il bravo, il bello, il cattivo (Italie) de Claudio Bondí.<br> La carrière et la personnalité d’un cinéaste injustement oublié : Pietro Germi, qui a montré sept de ses films en compétition au Festival de Cannes et obtenu la Palme d’Or en 1966.
Une sélection de copies neuves et restaurées
L’Aventura de Michelangelo Antonioni (1960, Italie), qui a inspiré l’affiche du Festival 2009
An uns glaubt gott nicht mehr (Dieu ne croit plus en nous) d’Axel Corti (1982, Autriche)
Giu la testa (Il était une fois… la révolution) de Sergio Leone (1971, Italie)
Loin du Vietnam de Joris Ivens, William Klein, Claude Lelouch, Agnés Varda, Jean-Luc Godard, Chris Marker, Alain Resnais (1967, France)
The Molly Maguires (Traitre sur commande) de Martin Ritt (1970, Etats-Unis)
Pierrot le fou de Jean-Luc Godard (1965, France)
Prince Yeonsan de Shin Sang-ok (1961, Corée)
Senso de Luchino Visconti (1954, Italie)
Les vacances de M. Hulot de Jacques Tati (1953, France)
Victim (Victime) de Basil Dearden (1961, Angleterre)
Wake In Fright (Réveil dans la terreur) de Ted Kotcheff (1971, Australie)
Les yeux sans visage de Georges Franju (1960, France)


La compétition officielle
La sélection officielle et les 20 films en compétition du 62è Festival de Cannes ont été dévoilés jeudi 23 mai, 20 jours avant l’ouverture du Festival qui prend ses quartiers du 13 au 23 mai. Le directeur du Festival, Gilles Jacob, et le Délégué général, Thierry Frémaux, ont anoncé les festivités sous le lustre de cristal et les dorures du Salon opéra du Grand Hôtel, à Paris.
Vingt films très éclectiques où se retrouvent Quentin Tarantino, Lars Van Trier, Pedro Almodovar, Ken Loach, Alain Resnais, Gaspard Noé...
Voici les 20 films en compétition du 62e Festival de Cannes qui se déroulera du 13 au 24 mai :

Pedro Almodovar Los Abrazos Ratos
Andrea Arnold Fish Tank
Jacques Audiard Un Prophète
Marco Bellocchio Vincere
Jane Campion Bright Star
Isabel Coixet Map of the Sounds of Tokyo
Xavier Giannoli A l’Origine
Michael Haneke Das Weisse Band (Le Ruban Blanc)
Ang Lee Taking Woodstock
Ken Loach Looking for Eric
Lou Ye Nuits d’Ivresse printanière
Brillante Mendoza Kinatay
Garpar Noe Enter the Void (Soudain le Vide)
Park Chan-Wook Thirst, ceci est mon sang
Alain Resnais Les Herbes Folles
Elia Suleiman The Time that Remains
Quentin Tarantino Inglourious Basterds
Johnnie To Vengeance
Tsai Ming-liang Visage
Lars von Trier Antichrist
Ouverture (hors compétition) - Peter Docter Up (Là-haut)
Clôture (hors compétition) - Jan Kounen Coco Chanel et Igor Stravinsky

Les habitués en force
"C’est une année où les grands noms du cinéma mondial sont là. Les vieux singes vont faire de belles grimaces", a déclaré à l’AFP le délégué général Thierry Frémaux. Interrogé sur la quasi absence de nouveaux visages dans la compétition, il a répondu qu’il fallait prendre en compte toute la sélection car nombre de jeunes (...)

Le jury de la compétition
Hormis Isabelle Huppert, présidente du jury officiel, sept jurés ont été désignés. Devrait s’ajouter un huitième juré, une femme, en vertu de la règle de la parité adoptée par le festival. Ils auront donc la lourde responsabilité de décerner la Palme d’or et les autres récompenses lors du palmarès final.
Ce jury comprend notamment l’écrivain Hanif Kureishi, la comédienne Shu Qi et les réalisateurs James Gray, Lee Chang-dong et Nuri Bilge Ceylan.
Le réalisateur turc Nuri Bilge Ceylan est souvent venu concourir à Cannes où il a obtenu le Grand Prix en 2003 avec Uzak et en 2008 le Prix de la mise en scène pour "Les trois singes".
Les deux autres cinéastes jurés sont l’Américain James Gray, auteur de films policiers habitué de Cannes et en lice pour la Palme d’or l’an dernier avec Two Lovers et le Coréen Lee Chang-dong, en compétition en 2007 avec Secret sunshine.
Nouveau venu, le romancier britannique Hanif Kureishi, dont les livres ont souvent été adaptés au grand écran, de "My beautiful laundrette" de Stephen Frears à "Intimité" de Patrice Chéreau, complète ce jury , côté hommes.
Le jury comprend trois comédiennes : l’Italienne Asia Argento, souvent présente sur la Croisette ces dernières années. On retrouve à son côté la Taïwanaise Shu Qi, venue en 2001 pour Millenium Mambo de Hou Hsiao Hsien et l’Américaine Robin Wright Penn, épouse de l’acteur-réalisateur Sean Penn, président du jury l’an dernier.
Enfin, la comédienne indienne, Sharmilla Tagore, vient compléter le Jury de la compétition:
Sharmilla Tagore commença de jouer enfant, en 1959 dans Le Monde d’Apu, de Satyajit Ray avec lequel elle tournera quatre autres films dont la Déesse, présenté au Festival de Cannes.
Star du cinéma hindi, elle joue pour le cinéma d’auteur indien comme dans les films populaires produits à Bombay. Sharmilla Tagore est également l’arrière-petite-fille du grand poète indien Rabîndranâth Tagore.

La semaine de la critique
La Semaine de la critique du festival de Cannes a présenté vendredi une sélection resserrée de 7 films en compétition. Six de ces films, en compétition à la 48e Semaine (14-22 mai) dans le cadre du 62e Festival de Cannes, sont des premiers films. "Nous voulons souligner ce qui fait notre spécificité : dévoiler des premiers ou deuxièmes films, (...)

La quinzaine des Réalisateurs
La 41e Quinzaine des Réalisateurs, section parallèle du Festival de Cannes comprend 24 titres et s’ouvrira avec Tetro, le dernier film de Francis Ford Coppola. Le réalisateur du Parrain revient dans Tetro sur des souvenirs d’enfance pour évoquer les rivalités d’une famille d’immigrés italiens en Argentine. Sa (...)